De retour en Guinée depuis près de deux semaines après un séjour en Europe, le Président du FND s’est prononcé sur la situation politique de la Guinée, notamment sur les manifestations. Cette fois-ci, l’homme politique se s’oppose aux protestations, mais il appelles les acteurs à revoir la forme. Même s’il se dit conscient des conséquences négatives, il soutient la tenue des manifestations si elles sont bien organisées.
Pour lui, une nouvelle formation de protestation est possible pour permettre d’éviter des cas de morts. C’est pourquoi il appelle les autorités à céder à certaines demandes des acteurs politiques afin de minimiser les frustrations, qui sont souvent la source des manifestations.
« Honnêtement parlant, pour l’affaire des manifestations il faut les deux côtés. J’ai géré des situations pareilles à distance, je comprends toutes ces violences là. Les violences pendant les manifestations favorisent celles des forces des ordres. Donc il ne faut pas interdir les manifestations, mais il faut civiliser pour cela, il faut aller autour de la table faire en sorte que ceux qui manifestent acceptent de renoncer à la violence. Comprendre que quant on est content, on ne peut manifester que quant on est pas content. Je suis allé dire au Ministre Mory Condé que si vous ne travaillez pas, il y’a pas de possibilité et il y’aura des morts. On peut parler avec les partis politiques, organiser des manifestations non-violentes, mais dire qu’on veut manifester comme on veut et qu’il n’y aura pas de violence, celui qui vous dit ça n’a pas dit la vérité », dixit Alhousseiny Makanéra Kaké avant de donner son point de vue vis-à-vis de la Justice guinéenne
« Aujourd’hui j’estime que la présomption d’innocence n’a pas été respectée dans le cadre des gens qui sont en prison. Je suis d’accord qu’on ouvre les informations judiciaires mais si c’est le Ministre de la Justice qui ouvre ces informations sans passer par les institutions de l’Etat, le contrôle interne, l’inspection des finances et d’Etat, finalement on tue tous ces corps là. Alors que le principe voudrait qu’on puisse libérer 1000 personnes pour protéger un seul innocent et moi je voudrais qu’on respecte cela », invite t-il.
Pour l’heure, le couteau reste tiré entre les autorités de la transition et une bonne partie de la classe politique.
Adama Diallo








