Alors que le CNRD pense bien faire avec trois années de transition, la CEDEAO elle, n’est pas du même avis. D’ailleurs l’organisation sous régionale a décidé de sanctionner la junte et faire des restrictions à plusieurs responsables du CNRD et du Gouvernement. Cette décision est la bienvenue chez certains leaders politiques du pays. C’est le cas du Président du RPR. Interrogé ce vendredi 23 septembre 2022, par notre rédaction, Diabaty Doré soutient que les sanctions de la CEDEAO étaient prévisibles. Selon lui, cela fait suite l’entêtement du Pouvoit de Conakry, vis-à-vis de la communauté internationale.
Au micro de Maguineeinfo.com, ce membre de l’ANAD estime que cette décision servira de leçon aux autorités militaires.
« Je crois qu’on pouvait éviter cela parce que déjà la CEDEAO avait donné suffisamment de temps à la Guinée. C’était pour que le CNRD et le gouvernement puissent accepter de ne pas aller au delà de 2ans de transition, mais aussi d’associer et d’ouvrir un dialogue sincère pour que les Guinéens se retrouvent et qu’on gère la transition par consensus. Mais malheureusement ils ont fait la sourde oreille alors que l’émotion ne règle rien, l’arrogance et le mepris ne résolvent rien. Et je crois qu’il était important que la CEDEAO puisse montrer au CNRD qu’ils ne sont pas là pour changer mais ils ont eu pitié de ce peuple qui a tant souffert et donc les premières sanctions ne concernent que les membres du gouvernement, du CNRD et de quelques membres du CNT. Il fallait que la CEDEAO montre ses muscles au CNRD. Je pense que c’est pour leur donner encore du temps pour qu’ils puissent faire marche arrière et revenir à la raison pour dire que nous ne sommes plus dans les années 60 ou 70, nous sommes au 21ème siècle et nous sommes en train d’instaurer une démocratie en Afrique et la Guinée ne peut pas être à la marge de ce combat. Merci encore à la CEDEAO de montrer qu’on ne peut pas gérer une transition seul, il faut associer les acteurs politiques », dit-il. 
Cette décision fera t-elle fléchir le CNRD ?
« Ils doivent se retrouver et revoir leur copie, se dire qu’il est important d’ouvrir un dialogue sincère pour que la Guinée puisse faire sa marche vers la Démocratie et le retour à l’ordre constitutionnel », confie Diabaty Doré.
Pour éviter de pires sanctions, notre Interlocuteur propose un dialogue inclusif et sincère.








