Ousmane Gaoual Diallo s’est prononcé ce vendredi, 23 septembre 2022, sur les sanctions annoncées par la CEDEAO contre la Guinée. Le Porte-parole du gouvernement déplore que la sortie de l’organisation ne permet pas une sortie facile de la crise guinéenne. Répondant aux questions de nos confrères de la RFI, il a rappelé que c’est la volonté du Président de la Guinée Bissau qui a été matérialisée dans la décision qui est tombée sur le CNRD.
Pour lui, le retard dans le retour à l’ordre constitutionnel est justifié par le déroulement des étapes mentionnées dans le chronogramme, notamment l’établissement d’un fichier d’état civil.
« Je pense que c’est une annonce qui était déjà annoncée par le président bissau-guinéen [Umaro Sissoco Embalo ] qui assure la présidence de la Cédéao en ce moment. Mais elle n’est pas de nature à faciliter une sortie de crise de la Guinée. La Guinée a besoin moins de sanctions que d’accompagnements. Et cet accompagnement doit absolument prendre en compte la compréhension du contexte et des spécificités de la crise guinéenne. Nous l’avons dit clairement : en combien de temps la Cédéao estime que la Guinée peut se doter d’un fichier électoral ainsi que d’un fichier d’état civil qui garantit sa qualité ? Et il faut l’adhésion de tous, parce qu’il faut le faire de façon à ce que chacun puisse avoir les moyens de contrôler ce fichier et de s’assurer que les parties qui le concerne y sont. Si la Cédéao estime que cela est faisable en trois mois, et bien la transition prendra trois mois. Ce n’est donc pas la durée qui pose problème, c’est ce qu’il faut faire », a répondu le Ministre des Postes, Télécommunications et de l’Economie numérique.
Adama Diallo








