On en sait un plus sur les raisons du différend qui oppose le Président de la CORED au reste du quatuor. Ce jeudi, 17 novembre 2022, Mamadou Sylla a levé le voile sur les raisons du conflit qui l’amène à suspendre ses activités au sein du groupe de 4 coalitions.
Monsieur Sylla évoque des guerres d’ego dans le mouvement créé pour contrecarrer le CNRD. Il point du doigt Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, responsables de l’ANAD et du FNDC politique. Ce sont des anciens premiers qui se croient plus forts que les autres membres, selon le Patron de la CORED.
« Il y a beaucoup de choses que j’ai encaissées, on s’est séparé à des réunions à queue de poisson, trois fois à cause de Sidya Touré. C’est Cellou qui vient toujours pour me calmer. Ça n’a pas commencé aujourd’hui, il y a l’histoire du CPP. Vous connaissez comment ça s’est passé, il (Sidya) était en Côte d’Ivoire pendant longtemps, c’est quand il a appris qu’on a fait le groupe jusqu’à 58 partis politiques, quand Sidya est venu, il a dit qu’il n’est pas d’accord que Cellou soit porte-parole. Il ne veut pas que Cellou soit là. C’est un problème très profond. Toute cette pagaille là, c’est lui qui a provoqué. Je suis entré dans la politique pour le bonheur des Guinéens. Je ne suis pas immobile pour dire que j’ai décidé ça et je ne bouge pas. Moi je veux évoluer, je suis un homme d’affaires. Je ne peux pas être d’accord avec quelqu’un qui ne veut pas bouger. Je ne suis pas menacé, ni une de mes maisons dans l’affaire de la CRIEF. Le seul problème que j’ai, c’est Air Guinée et on connaît comment ça se passe. Je lui (Cellou) ai dit, tu connais le problème qui tourne entre nous. Même toi des fois tu as des problèmes, tu fais partie. C’est l’esprit de suffisance qui est entre les deux premiers ministres. Les deux (Cellou et Sidya) pensent qu’ils dépassent tout le monde dans notre groupe. Je pense que s’ils ne diminuent pas l’esprit de suffisance là, ça va être très difficile. Moi je veux une confiance mutuelle entre nous tous », a-t-il justifié.
Pour son retour au sein du Quatuor, Mamadou Sylla et sa coalition exigent la résolution définitive de ce problème décrit ci-haut.
« Si tous les problèmes sont réglés pourquoi pas retourner ? Je voulais même quitter carrément, mais c’est que ce qui est suspendu, on peut lever si on est satisfait, sinon chacun va prendre sa route », a confié
Mamadou Sylla.
Le dialogue inclusif s’ouvre le 24 novembre prochain, selon l’agenda donné par les autorités. Mais jusque-là, le Premier ministre et ses facilitatrices ne savent pas encore s’ils peuvent compter sur le quatuor pour aller au dialogue ou pas.
La Rédaction









