Juste avant le début du mois de ramadan, les forces vives de Guinée ont décidé de surseoir aux manifestations pacifiques, donnant une chance au dialogue politique engagé par les chefs religieux de notre pays, mettant en face le Gouvernement et les représentants des forces vives. Depuis le début des négociations, le consensus tarde toujours à entre les parties prenantes. De leurs côtés, les acteurs politiques exigent des autorités, la libération pure et simple des détenus politiques. Cette exigence semble incohérente aux yeux du Ministre des Postes et Télécommunications.
Invité chez nos confrères de Djoma Médias, l’ancien député soutient que cette position du deux poids deux mesures.
« Lorsque la justice s’invite dans un dialogue, ça pose toujours des difficultés pour l’Etat. D’un côté on veut un Etat de droit dans lequel l’exécutif n’a pas de prise sur l’institution judiciaire, de l’autre côté on veut tordre la main à l’exécutif pour donner des injonctions à la justice d’agir suivant sa volonté. Qu’est ce que nous voulons pour notre pays ? C’est toujours un équilibre qui est difficile. Si le Président prenait pour fait et cause sur la réclamation des acteurs politiques et décidait par décret de libérer tel ou tel personne, le lendemain, vous allez être dans vos studios pour dire que la justice est à la botte du Président, il n’y a pas de droit en Guinée. Trouver l’équilibre dans une situation comme ça est compliqué. Si tu mets tout, que ça soit des poursuites pénales pour des crimes économiques, tu mélanges tout, tu dis que l’Etat de droit doit exister et en même temps il doit donner des injonctions, tu mets en mal un côté, il faut séparer les choses », a tenté de clarifier le Porte-parole du Gouvernement.
Ousmane Baldé









