Après l’échec des négociations entre les forces vives de Guinée et le Gouvernement sous la médiation des leaders religieux, les Forces Vives de Guinée ont annoncé une série de manifestations à Conakry et à l’intérieur du pays. Ces acteurs bénéficient en tout cas, du soutien du Président du Parti GDE, qui soutient d’ailleurs que toutes les voies légales ont été usées. Il ne reste plus qu’à descendre dans les rues.
L’ancien député a fait cette annonce ce jeudi, 04 Avril 2023, chez nos confrères de Fim FM. Monsieur Soumah accuse les autorités de la Transition de gestion unilatérale et d’un manque de volonté de dialoguer avec les acteurs politiques.
« Vous avez constaté que nous avons épuisé toutes les voies de recours, les femmes, les religieux et les autorités morales sont intervenues, les autorités de la CEDEAO sont intervenues, ils ont interpellé plusieurs fois pour qu’ il y’ait un dialogue inclusif et équitable qui peut nous sortir de la transition dans la paix. Malheureusement, le Gouvernement et le CNRD n’entendent pas de cette oreille, ils veulent utiliser la force, le mensonge, l’intimidation. Nous allons utiliser ces moyens qu’on appelle les moyens de manifestation pacifique sur toute l’étendue du territoire national et à l’extérieur du pays, surtout au niveau européen pour prouver à la France que ce qui se passe en Guinée, le soutien qu’ils ont par rapport à ce CNRD, ils doivent réviser leur position par rapport au peuple de Guinée. Dans tout état de cause, le pays n’appartient pas à un groupe d’hommes, le pays n’appartient pas à un clan, le pays ne saurait appartenir non plus à des gens non élus, ils viennent s’accaparer du pouvoir en voulant imposer au pays leur volonté qui n’est pas dans le cadre de la loi », a-t-il analysé.
Par ailleurs, il félicite les efforts fournis par les leaders religieux. Mais il déplore le manque de résultats de ces travaux.
« J’avoue que les religieux ont utilisé des propos diplomatiques pour sortir de cette affaire, ils avaient honte devant nous. Tous ce qu’ ils ont demandé aux forces vives, nous avons tout de suite accepté. Au contraire, ce qu’ils ont demandé au Gouvernement et au CNRD, rien n’a été accepté, ils étaient humiliés parce qu’ils pensaient qu’ils allaient avoir des difficultés avec nous. Parce qu’on a caricaturés certains parmi nous, mais ils ont compris que lorsque nous étions sur la table, que tous ce que nous posons est réel, c’est des problèmes qu’il faut résoudre, nous avons même accepté l’inacceptable », a dit regretter Aboubacar Soumah.
Ousmane Baldé









