Ce mardi, 05 septembre, 2023, marque la deuxième année de la prise du pouvoir par la junte militaire guinéenne. A cette occasion les acteurs sociaux les uns après les autres se succèdent pour commenter le bilan du CNRD. En matière du respect des droits de l’homme, selon le président de l’organisation guinéenne pour la défense des droits de l’homme, les militaires ont manqué à leur promesse indique Souleymane Bah.
Interrogé pour la circonstance ce mardi, le président de l’OGDH se dit déçu d’avoir constaté de graves violations des droits de l’homme en Guinée durant les deux années d’existence du CNRD. Selon le doyen Souleymane Bah, le bilan à tirer de cette gestion n’est que trahison et fausse promesse.
<< En matière de droit de l’homme durant ces deux ans, les droits de l’homme n’ont pas été respectés en réalité. Parce qu’après la prise du pouvoir par l’armée, lors de la prestation du serment, le président de la junte avait promis que la justice sera la boussole. Mais pendant ces deux ans, nous avons vu que cette promesse n’a pas été ténue. Il n’y a qu’à faire un petit bilan : il y a eu des mouvements, notamment des marches. Le CNRD a violé la charte de la transition en interdisant le droit de mouvement et de marcher. Ça été l’une des premières violations. Et en interdisant le droit de marcher, il y a eu une avalanche de mouvement pendant lesquels il y a eu des victimes, notamment des gens qui ont été tués et blessés par balles réelles, avec des agressions dans les concessions des citoyens. C’est ce qui s’est passé pendant l’ancien régime d’Alpha Condé et ils ont promis que ça ne va plus se répéter, malheureusement ça continuer. Aujourd’hui nous sommes à plus d’une vingtaine de morts, tous tués par balles. Ça nous n’avons pas apprécié, c’est une grave violation des droits de l’homme, ils n’ont pas tenu leur promesse>>, a-t-il regretté.
Yam’s Cheick Camara









