Certains défenseurs des Droits de l’Homme se disent inquiets vis-à-vis des événements survenus dans la nuit de vendredi à samedi, qui ont abouti à la tentative d’évasion de l’ancien président de la transition de 2008, capitaine Moussa Dadis Camara et compagnie. Parmi ces acteurs, Mamadou Kaly Diallo de Démocratie sans Violances Baïonnette Intelligente. Ces inquiétudes tournent au tour de la question sécuritaire des acteurs impliqués dans le procès du massacre du 28 septembre 2009.
En attendant la fin de l’opération de ratissage amorcée par les forces de défense et de sécurité, les inquiétudes montent chez les défenseurs des Droits Humains.
« Nous avons des préoccupations très majeures, dans la mesure où la sécurité des victimes, des témoins y compris des magistrats, des avocats, globalement des acteurs impliqués dans le procès doit être obligatoirement et nécessairement assurée par l’Etat. Parce que l’objectif de ce procès, c’est la manifestation de la vérité pour instaurer une culture de réconciliation nationale en République de Guinée, pour mettre fin à cette culture d’impunité érigée en mode de gouvernance. C’est en cela que nous ne cesserons de rappeler que ce procès est à la fois historique et pédagogique », dit-il.
« Qu’il y ait un Commando comme on le dit, qui a réussi à venir malgré tout le dispositif sécuritaire jusqu’au niveau des cellules, extraire les principaux accusés de crimes de sang commis au stade du 28 septembre et sortir des mailles de ces dispositifs, nous disons que cela pose une préoccupation majeure en matière de sécurité de ces acteurs, et même au delà une sécurité nationale », a-t-il soulevé.
D’après le communiqué rendu public par le Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry, le bilan provisoire de cette tentative d’évasion fait état de 9 mort et de 6 blessés graves. Face à cet état de fait, l’activiste des Droits de l’Homme a appelé à une enquête sérieuse pour situer les responsabilités.
Yam’s Cheick Camara









