Après plusieurs jours d’informations dans les 8 régions administratives du pays, le collectif de la diaspora LANKOUNDÈ, a clôturé ce lundi 24 novembre 2025, sa tournée de vulgarisation du projet Simandou 2040.

L’objectif de cette initiative était de présenter aux citoyens, au-delà de la simple extraction du fer, les impacts socio-économiques, les défis et les perspectives du méga-projet Simandou 2024. La cérémonie de clôture s’est tenue à Conakry, à travers une conférence de Presse.

« Nous avons fait une tournée dans les 8 régions administratives du pays pour vulgariser le projet Simandou. Durant notre tournée, partout où nous sommes passés, il y a un message clair qui s’est imposé. La Guinée veut avancer. Le programme Simandou est une vision qui va créer des emplois pour nous les jeunes, qui va moderniser nos infrastructures, qui va protéger notre environnement et surtout qui va préparer notre pays à la compétitivité mondiale. Donc notre objectif était d’expliquer le contenu de ce programme afin d’engager la jeunesse », exprime Nouhou Cissé, vice-président du collectif de la diaspora LANKOUNDÈ.

Partout où le collectif est passé, l’inquiétude des citoyens est la même : l’employabilité des jeunes, mais aussi la construction des infrastructures, selon Karifa Camara, Président du Collectif.

« On a commencé la tournée à Kindia où on a rencontré presque toutes les couches sociales. Dans cette localité, les besoins des citoyens étaient la construction d’infrastructures, notamment la modernisation du marché de Kindia et la rénovation du lycée historique du 28 septembre. Nous, on a donné comme réponse que l’État dans le projet Simandou avait prévu que 5% des taxes et impôts qui seront versés seront consacrés à la modernisation des établissements d’enseignement publics. À Labé, on a rencontré les jeunes à l’université. Vu que le corridor ne passe pas là-bas, ils avaient l’inquiétude de ne pas être oubliés dans le projet. On a fait comprendre aux étudiants de Labé que personne n’est exclu dans le projet Simandou. C’est déjà un programme d’inclusion nationale, qu’on soit dans le sud-est de la Guinée, tout le monde est concerné. Donc on a essayé de faire comprendre aux étudiants de Labé. À Faranah, on était face à une population (mécaniciens) qui n’a forcément pas fait d’études. Donc leurs inquiétudes, c’était de savoir comment ils pouvaient postuler pour le projet. On leur a fait savoir qu’à la suite de la tournée, on allait faire un rapport qu’on va transmettre aux autorités. À N’Zérékoré, c’est l’impact environnemental du projet qui a été soulevé par les populations. On leur a fait comprendre qu’avant tout projet, il y a une étude d’impact environnemental. En bref, l’inquiétude des citoyens, c’est l’employabilité. On leur a fait savoir que l’emploi ne sera pas seulement direct. Il y aura des emplois indirects ».

L’initiative a été saluée par le Ministère de l’environnement et du développement durable qui à travers la direction de l’agence guinéenne d’évaluations environnementales a été un soutien majeur dans le cadre de la tournée du Collectif.

« Je dois remercier le collectif pour l’initiative qu’il a prise. Nous, à l’agence guinéenne d’évaluations environnementales, ce programme nous intéresse à plus d’un titre. Le Ministère de l’environnement et du développement durable est un élément transversal dans le projet Simandou. Particulièrement, l’agence guinéenne d’évaluations environnementales est au début et à la fin des projets. Donc ce qui fait que le travail que la diaspora a fait est un travail dans lequel nous nous reconnaissons pleinement », a salué Seydou Cissé directeur général de l’agence guinéenne d’évaluations environnementales.

Ibrahima Camara