Après une journée de psychose provoquée par des rumeurs faisant état d’une prétendue pénurie de produits pétroliers dans le pays, la situation semble progressivement revenir à la normale dans les stations-service de la ville de Kindia.

Dans les stations-service restées ouvertes ce mercredi 4 février, aucune bousculade ni files d’attente interminables n’ont été observées, contrairement aux scènes de panique enregistrées la veille.

Pour couper court aux spéculations sur une éventuelle hausse du prix du carburant et rassurer davantage la population, les autorités administratives ont, à travers un communiqué diffusé sur les ondes des radios locales, réquisitionné l’ensemble des services compétents et annoncé la mise en place d’une brigade mixte de contrôle composée des forces de défense et de sécurité.
Selon le communiqué, cette brigade est chargée de veiller au strict respect des mesures suivantes : l’interdiction de servir le carburant dans des bidons aux stations-service ;

l’interdiction de stocker des produits pétroliers dans les concessions ;
l’interdiction de vendre le litre de carburant au-delà de 12 000 francs guinéens, le prix officiel en vigueur.

Les autorités précisent que cette brigade sera déployée sur toute l’étendue de la commune urbaine afin de faire appliquer la loi et dissuader toute tentative de spéculation.
Cette décision intervient alors que le marché noir connaissait une flambée inquiétante des prix. Par endroits, le litre de carburant s’échangeait jusqu’à 30 000 francs guinéens, soit plus du double du tarif réglementaire.
Malgré ces mesures de régulation, de nombreux citoyens de Kindia, notamment les détenteurs d’engins roulants, continuent de s’approvisionner en grande quantité, redoutant une éventuelle crise d’approvisionnement liée aux tensions observées ces derniers jours au Moyen-Orient.

Les autorités appellent cependant la population au calme et à éviter tout comportement susceptible de créer une pénurie artificielle.

Aboubacar Wayé TOURÉ, depuis Kindia, pour maguineeinfos.org