Après le premier grand oral de la commission d’organisation dans la capitale guinéenne, Conakry, c’était au tour de Kindia d’abriter, ce samedi 9 mai, la seconde conférence de presse en prélude au Festival Kania Soli. Une rencontre qui a permis aux structures organisatrices de dévoiler les grandes lignes ainsi que les principales innovations de cet événement majeur dans la cité des agrumes.
À la Maison des jeunes de la commune urbaine de Kindia, autorités administratives, acteurs culturels et figures emblématiques de la culture kindianaise et guinéenne avaient répondu présents, à l’image de l’artiste Abdourahamane SONTY, plus connu sous le nom de Koundouwaka.
Selon la présidente de l’association Kania Diyé, porteuse de l’initiative, cette 7e édition des 72 heures de Kania Soli se veut avant tout une véritable mémoire vivante, un pont entre les générations et un moteur de cohésion sociale pour Kindia.
« Au fil des éditions, ce rêve a grandi. Il a attiré des partenaires, mobilisé les fils et filles de Kindia et donné naissance à des symboles forts, comme l’arc de bienvenue et la rénovation de l’école primaire de Gada Wawa. Il a surtout connu un tournant majeur avec l’union des forces autour d’un festival unique et fédérateur, qui incarne aujourd’hui notre capacité à construire ensemble », s’est réjouie la présidente de l’association Kania Diyé.
Présentée comme plus ambitieuse, plus inclusive, mieux structurée et davantage tournée vers l’impact, cette 7e édition entend marquer une nouvelle étape dans l’histoire du festival. Au nom de l’équipe organisatrice, Bébé Keïta a détaillé les principales articulations de ce rendez-vous devenu incontournable à Kindia. « Cette 7e édition, à la différence des précédentes, se distingue par des innovations majeures. Elle se déroulera exceptionnellement sur sept jours afin d’offrir une expérience culturelle encore plus riche et immersive. La région de Boké a été désignée région invitée d’honneur, mettant ainsi en lumière sa diversité culturelle et son patrimoine. Pour marquer une ouverture internationale renforcée et favoriser les opportunités de coopération culturelle, la France a été désignée comme pays invité. Enfin, deux tenues officielles ont été retenues pour cette édition, symboles d’identité, d’élégance et d’unité du festival. Notre objectif est clair : faire du Festival Kania Soli une référence nationale et sous-régionale. Mais cette ambition exige une mobilisation totale. Aux autorités, nous sollicitons un accompagnement constant ; aux sages, leurs bénédictions et leurs conseils ; aux partenaires, un engagement fort ; aux médias, le relais de notre vision ; et à toute la population, une participation active », a-t-elle souligné.
Le commissaire général du festival a, de son côté, saisi l’occasion pour réitérer son souhait de voir le président Mamadi Doumbouya prendre part à ces 72 heures de Kania Soli. Pour l’honorable Sorel Keïta, cette présence contribuerait davantage au renforcement de l’unité entre les fils de la Guinée, quelle que soit leur région d’origine.
Au nom des autorités locales, le président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Kindia a insisté sur la nécessité pour le Festival Kania Soli de déboucher sur des réalisations concrètes visant à améliorer les conditions de vie des populations, notamment à travers les routes, les écoles et l’accès à l’eau potable. Elhadj Dianko CISSÉ a surtout réaffirmé l’engagement des autorités communales aux côtés des organisateurs jusqu’à la clôture des festivités.
Selon la commission d’organisation, une programmation riche et diversifiée, impliquant l’ensemble des communautés et garantissant un festival exemplaire en matière d’accueil, de sécurité et d’accessibilité, sera mise en œuvre dans les prochains jours.
À rappeler que les 72 heures de Kania Soli se déroulent la veille, le jour même et le lendemain de la fête de Tabaski.
Aboubacar Wayé TOURÉ, depuis Kindia pour Maguineeinfos.org








