Pas plus tard que lundi, le représentant de l’Organisation Internationale de la Francophonie OIF, a annoncé à la presse, le report de ces élections législatives, pourtant prévues pour le 28 décembre 2019. C’était au cours d’une conférence de presse, conjointement animée par la Commission Électorale Nationale Indépendante à la maison des Journalistes, sise à Kipé dans la Commune de Ratoma.
Interrogé sur cette question, le leader du parti Bloc Libéral n’a pas tardé de situer les responsabilités. D’ailleurs, Dr Faya Millimono, dit n’avoir pas été surpris depuis l’annonce de cette date par la CENI. Pour ce leader politique guinéen, Me Salifou Kébé en tant que personne, a déçu, puisqu’il représente en étant à la CENI, l’une des corporations les plus importantes du pays, l’ordre des avocats.
« Nous savions que c’était de la démagogie de la part de Me Salifou Kébé qui, connaissant la loi, a fait sciemment de transformation en 20 jours, ce que cette même loi a prévue de faire en 3 mois. C’est pourquoi nous sommes convaincus que cette CENI là n’est pas indépendante. Nous avions toujours clamés, nous du Bloc Libéral, que si on veut une CENI politique, qu’elle soit à 100% politique. Qu’il n’y ait pas ni société civile et non plus l’administration.
Nous voulons une CENI technique où on envoie les gens parce qu’ils sont compétents, intègres et savent de quoi il s’agit. Mais cette CENI là, elle n’est pas indépendante, elle n’est pas compétente et ce ne sont que des irresponsables qui sont là. Mais qu’ils sachent que nous n’allons pas les laisser brûler le pays. Il faut donc qu’on les enlève là avant que cela n’arrive», a déclaré Dr Faya Millimono.
Il faut le dire que jusqu’ici, aucune autre date n’est encore proposée, faisant l’objet de remplacement de celle annulée par l’OIF.
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com
