Au titre de son communiqué numéro 2 faisant cas aux différentes crises que traverse la Guinée depuis quelques temps, les membres du Groupe National de Contact et de Dialogue pour la paix en Guinée (GNC), ont dénoncé ce vendredi 13 décembre 2019,  les cas de violations intervenus dans le processus de la démocratisation de notre pays. Cette violation à les en croire, traduit le comportement indélicat de groupe de personnes hostiles au respect des principes de la démocratie et des droits de l’homme.

C’est un communiqué lu par Pr Salifou Sylla, Président et membre du bureau de cette coalition. Au nom des autres membres, M. Sylla a tout d’abord rappelé que ces actes de diabolisation, de stigmatisation et de crimes gratuits contre une partie des guinéens ne résoudront pas les problèmes politiques, économiques et sociaux qui se posent à la Guinée.

« Les acteurs politiques de tous les bords et les Forces de Défense et Sécurité doivent bien comprendre que ces violences récurrentes attribuent à cristalliser les clivages et à compromettre durablement la cohésion, la stabilité et la paix dans le pays. Les dérives verbales incendiaires, l’utilisation outrancière et désinvolte de l’ethnie et du régionalisme à des fins politiques violent les lois de la république et menacent durablement l’unité nationale», a indiqué Pr Salifou Sylla.

Également préoccupé du processus électoral qui génère déjà certaines difficultés majeures dans ses différentes phases d’exécution, le Groupe National de Contact demande l’implication effective des préfets, les  responsables des Forces de Défense et de Sécurité, la justice pour que les décisions soient respectées afin que les soulèvements  populaires prennent fin.

Sur ce débat actuel autour de la Constitution qui selon eux,  paralyse l’administration, oppose les citoyens, perturbe l’économie nationale, exacerbe l’ethnocentrisme, corrompe nos transactions économiques et financiers avec l’étranger et occasionnent des pertes en vies, le Groupe National de Contact estime que: « les conditions du débat actuel sur la constitution est une violation de la loi fondamentale actuelle qui régit le fonctionnement de l’État jusqu’à nouvel ordre. Elle doit être respectée de tous», se veulent les membres du Groupe avant de recommander qu’à défaut d’un arrêt pur et simple de ce débat qui n’est ni sur un texte, ni sur un cadre de concertation, de surseoir purement à ce débat et arrêter toutes manifestation de part et d’autre.

Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com