Du 09 au 13 décembre 2019, la délégation de National Démocratic Institute ( NDI) et la Fondation Kofi Annan, à la tête Nicéphore Soglo et Goodluck Jonathan respectivement anciens chefs d’État Africains du Bénin et du Nigeria, ont eu un tête à tête avec les différentes parties prenantes guinéennes. Au terme des échanges, quelques recommandations notamment au Président Condé, à celui de l’Assemblée Nationale et autres acteurs ont été formulées dans le cadre d’un esprit de coopération internationale, basé sur le dialogue afin que de nombreux défis soient relevés.
L’objectif principal de la délégation a été celui de: Manifester un soutien international au processus électoral en Guinée; Évaluation l’environnement politique et électoral en amont des élections législatives de février 2020; Évaluer les préparatifs électoraux et proposer des recommandations pour renforcer la confiance des citoyens dans le processus et atténuer les risques de violences.
Du Président de la République, Pr Alpha Condé, en passant par celui de l’Assemblée Nationale, du gouvernement, des chefs religieux jusqu’au représentants de la communauté diplomatique et des partenaires internationaux basés à Conakry, la mission a confié avoir partagé leur point de vue sur le contexte politique et le processus électoral en Guinée.
« Les échanges ont porté sur les points comme l’environnement politique, la polarisation autour de la possibilité d’un référendum constitutionnel, les violences récurrentes autour des élections et de la participation politique, le dialogue politique intermittent, les clivages ethniques sous-jacent à l’appartenance politique, les conclusions par rapport aux élections législatives de 2020 dont le chronogramme, le fichier électoral, administration des élections, résolution des conflits électoraux, représentation de genre, suivi citoyen des processus électoraux…..», a restitué au nom de la mission, Dr Christopher Fomunyoh, Directeur Afrique du NDI.

Avec une volonté politique plus poussée et un dialogue de fond, la délégation estime que de nombreux défis peuvent être relevés dans l’environnement politique actuel et menant aux élections législatives du 16 février 2020 afin de renforcer la confiance et la participation des citoyens au processus et atténuer la violence avant, pendant et après les élections.
« Après 5 jours de tête à tête avec les acteurs du pays, la délégation a recommandé d’abord au gouvernement de clarifier davantage sa position concernant les spéculations sur le cadre constitutionnel du pays afin de renforcer la confiance des citoyens dans son engagement à renforcer la démocratie et à favoriser des élections législatives pacifiques et crédible.
À la CENI de communiquer de manière approfondie sur ses activités liées aux élections législatives, y compris notamment en utilisant des plate-formes de communication modernes telles que Facebook, Twitter et une page web régulièrement mise à jour.
A la Cour constitutionnel, d’assurer un jugement juste, rapide et transparent des contentieux électoraux, y compris ceux liés à l’enrôlement des candidats et aux résultats des élections.
Aux partis politiques de respecter le Code de bonne conduite des partis politiques et sensibiliser leurs membres à faire de même, et participer au suivi, à la documentation et à la communication sur toutes les phases du processus électoral.
À la société civile et aux médias, d’intensifier leurs efforts pour surveiller et rendre compte de toutes les phases du processus électoral de manière professionnelle et objective.
À la communauté internationale de maintenir son intérêt et son soutien pour des élections apaisées, inclusives et crédibles en Guinée», se veut la mission, dans un rapport lu devant la presse, certains opposants et acteurs du pays.
Il faut rappeler que la mission du NDI et de la KAF a poursuivi ses activités conformément à la loi guinéenne et à la Déclaration de Principes pour l’Observation électorale indépendante.
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com,









