Le président du FND n’a pas laissé l’occasion l’échapper ce mardi, 24 décembre 2019 pour dire ce qu’il sait de la menace de l’opposition guinéenne d’empêcher la tenue du scrutin législatif prévu en février prochain. Pour lui, c’est de simples menaces car les adversaires politiques d’Alpha Condé n’ont aucune intention de laver leurs mains de ces élections en empêchant leur tenue.
Alhouseny Makanera en avait pleine la bouche pour cracher sur la sortie d’hier des opposants au régime d’Alpha Condé qui demandent le départ du président de la CENI (commission électorale nationale indépendante) qui selon eux, est complice de la mascarade en cours dans le processus électoral, cela en fermant les yeux sur l’enrôlement des mineurs et l’empêchement de certains citoyens guinéens issus des fiefs de l’opposition de s’enrôler.
Des arguments que l’ex ministre de la communication ballait d’un revers de main et pense à une comédie politique dans cette démarche qui s’annonce peu jouable pour Cellou Dalein Diallo et sa suite « moi je pense que c’est une simple menace car ils n’ont ni la volonté ni le pouvoir de ne pas participer aux élections législatives, à plus forte raison d’y empêcher », a fait savoir notre interlocuteur qui n’hésite pas une tierce, de mettre sous l’éclairage, l’intérêt de chaque partie au sein de l’OR « Lorsque vous regardez ce groupe il n’est pas homogène, c’est un groupe complètement hétérogène avec des intérêts complètement opposés. Vous avez l’UFDG qui veut mettre la barre très haute mais qui veut absolument participer aux élections. Vous avez une partie de l’opposition dont les listes sont complètement prêtes,ils ont marqué leur solidarité hier et le troisième groupe, c’est le groupe là qui veut aller mais il n’a pas les moyens et s’il a la caution aujourd’hui, demain il va présenter sa liste mais tout le monde s’est retrouvé là -bas comme une unité de façade mais en réalité, c’est pas le cas », a t-il révélé l’homme fort de la coalition démocratique pour la nouvelle constitution (CODENOC) qui n’oublie surtout pas d’envoyer des piques au chef de file de l’opposition qui selon lui, n’a aucun intérêt de boycotter ces législatives vu que cela dépend de sa survie à la tête de la formation politique dont il est président depuis 2010.
Mohamed Bah
Pour maguineeinfos.com
