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Me Hamidou Barry sur les propos d’Alpha Condé:  » C’est un discours qui appelle à la violence »

Le président de la coalition guinéenne pour la cour pénale internationale a décliné sa position ce vendredi, 21 février 2020 sur les propos tenus par le chef de l’État, Alpha Condé. Maître Hamidou ne trouve pas un discours rassembleur mais plutôt , qui ouvre la voie à la violence.
« Le jour du vote, faites tout pour que chaque bureau de vote soit sécurisé par 10 jeunes. Quiconque veut saccager les urnes le jour de l’élection, frappez-le », des propos du chef de l’État tenus récemment à kissidougou dans sa tournée.

Ces propos viennent crucifier les démarches de sortie de crise en Guinée confie l’avocat activiste de droits de l’homme qui a du mal à comprendre que cela émane d’un président de la république et de surcroît, un professeur de Droit. C’est un discours qui appelle à la violence dit- il dans une interview accordée au quotidien en ligne www.maguineeinfos.com.
« Un tel discours de monsieur le président, Alpha Condé ne rassemble pas, c’est un discours plutôt qui oppose les guinéens voire qui incite à la violence «  , trouve le président de la CGCPI qui se souvient encore de l’appel du président à l’affrontement il y’a quelques mois au siège de son parti politique.

 » on se rappelle une fois aussi où il a appelé à l’affrontement, moi je crois que le PR compte tenu de la situation actuelle du pays qui est très difficile parce que nous sommes dans une crise extrêmement grave, surtout que nous avons connu beaucoup de cas de violations des droits de l’homme, ne devrait tenir de tels propos « , assure l’avocat des victimes des massacres du 28 septembre 2009.

Mais quels peuvent être les impacts de ces propos, et quel sort peut être réservé au casseur de l’Urne et au frappeur du casseur? Notre interlocuteur trouve facilement la réponse.
 » La loi a tout prévu. Celui qui casse un bureau de vote doit être poursuivi et jugé conformément à la loi, mais celui aussi qui porte des coups et blessures contre celui qui casse, doit aussi être jugé. Dans l’un ou l’autre cas, toutes ces personnes doivent être poursuivies » , a-t-il conclu.

Ces scrutins législatifs et référendaires auront-ils lieu comme le crient les promoteurs d’une nouvelle constitution? Une question dont la réponse est attendue le 1er mars prochain.

BAH Mohamed
Pour maguineeinfos.com

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