A l’heure de la grande prière de ce vendredi première journée d’État d’urgence sanitaire dans la ville de Kindia, les mosquées de la commune urbaine sont restées fermées. De celle de Yabara à Koliady en passant entre autres, à celles de Condetta, Yeolé, Caravancerail, Abattoir, Banlieue et Manquepas, on pouvait partout constater des portes tout simplement cadenassées.
Aucun fidèle dans les parages. Dans les mosquées aux alentours du grand marché de la ville, presque le même constat. Même si certains vendeurs se sont débrouillés sur certains espaces ( véranda, escaliers) des dites mosquées pour y accomplir leur obligation religieuse. Au sein de ce grand marché de Kindia, aucune mesure préventive n’est pour le moment prise. Pas de kits de lavage de mains ni d’agents de sensibilisation. Sa configuration mais surtout la promiscuité y rendent quasi impossible le respect des distanciations d’au moins 1 mètre entre les personnes.
A la principale gare routière de la commune, on tente d’appliquer les mesures. Trois passagers au plus dans les taxis à destination de Conakry. Conséquence, le prix du transport passe de 30 à 40 mille francs guinéens par personne sans compter les frais des colis évalués selon les poids. À cet endroit aussi, aucune disposition sanitaire visible. Les gens s’y frottent et se saluent mine de rien. Les gestes barrières pour la prévention du Coronavirus ne semblent pas pour le moment rentrer dans les réflexes des occupants. Ces conducteurs et syndicats des transporteurs disent attendre impatiemment les mesures d’accompagnement de l’État pour notamment soulager les passagers.
Aboubacar Wayé Touré depuis Kindia pour maguineeinfos.com
