La région forestière connaît depuis 1991, des violences qui finissent souvent par des morts. Les cas de Womé, Zogota, Galapaye, Koulé ces dernières années, ainsi que cette crise actuelle survenue les 22 et 23 mars en sont quelques exemples. Estimant que trop c’est trop, et que l’attitude de certains Guinéens sont source de conflits dans cette localité, la structure « Jeunesse Consciente de Guinée » (JCG), compte sur la conjugaison d’efforts pour mener des enquêtes afin de dire non à toute forme de violence, de nature à affecter l’intégrité physique et morale des uns et des autres.
Les faits malheureux qui se sont produits à N’Zérékoré, ont été condamné par la communauté internationale, les acteurs de la société civile, les leaders politiques et religieux. Ces violences intervenues au lendemain des élections législatives et réglementaires du 22 mars dernier, ne laissent non plus indifférents les fils et filles de la localité, réunis en association.
« Les fils et filles de Guinée s’engagent désormais à faire la promotion de la paix et la quiétude en Guinée car, nous sommes en train de constater très malheureusement que l’attitude de certains fils du pays sont de nature à affecter la quiétude sociale et a ébranlé les valeurs traditionnelles qui ont été celles de l’Afrique et de la Guinée dans le maintien de la paix», ont regretté les membres par la voix de Haba Maurice Togba, leur président.
Pour l’atteinte de leurs objectifs qui ne sont autres que trouver une solution réelle et durable aux problèmes qui sévissent dans cette localité, la Jeunesse Consciente de Guinée compte sur les efforts de chacun et de tous car disent-ils, N’Zérékoré n’est plus une zone qui appartient qu’aux autochtones.
« Si vous voyez que les mêmes causes produisent les mêmes effets, ça voudrait dire que le mal n’a pas été soigné jusque-là. Alors nous allons cette fois-ci nous défaire de toutes considérations politiques pour aller échanger avec les fils et filles de N’Zérékoré afin de savoir quels sont les problèmes majeurs qui s’y trouvent et essayer de faire des propositions concrètes afin de procéder aux activités de nature à promouvoir la consolidation de la paix dans cette zone frontalière à d’autres (zones) à conflits», ont promis les membres de la JCG.
Partant toujours de ces incidents malheureux, cette association demande aux autorités d’appliquer la loi et d’éviter d’être affectée par les sensibilités communautaristes afin de solutionner ce problème qui sévit dans cette autre partie de la Guinée depuis des années. À la jeunesse de rester calme, de faire preuve de responsabilité et de s’investir dans la construction du développement de leur région.
« Nous comptons en plus sur cette jeunesse afin de faire tout, pour que la paix règne en N’Zérékoré, où vivent toutes les sensibilités et toutes formations du pays. Qu’elle refuse toute forme de manipulation des personnes qui viennent uniquement pour des raisons qui sont connues et que nous allons tôt ou tard dénoncer», ont plaidé les membres.
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com









