Si l’opposition et la mouvance se jettent toujours les responsabilités par rapport cette crise, le Conseil Supérieur de la Diaspora Forestière ( CSDF) voudrait bien réclamer les dents de la Panthère à celui qui aurait consommé la tête, ce en orientant les regards sur celui qui a introduit ces violences dans cette partie de la Guinée. Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 27 mars, les membres de ce Conseil, ont estimé, partant de certaines sources qu’ils disposent, que c’est le régime Guinéen qui serait à la base de ces troubles en région forestière.
Pour ces membres réunis en avocats, l’objectif de ce régime serait la création d’un foyer de tension afin de détourner l’attention internationale sur le double scrutin, récemment tenu en Guinée. Dans leur déclaration, le Conseil de la Diaspora a estimé que la présence du président du groupe parlementaire RPG- Arc-en-Ciel, qui est arrivé à N’Zérékoré, quelques jours tout juste avant les conflits; la présence des chasseurs traditionnels armés ( Donzos), venus de la Haute Guinée; la présence des bérets rouges de Kindia dans cette ville; la non intervention des forces de défense et de sécurité seraient entre autres, faits parmi tant d’autres qui semblent donner de la crédibilité à ces hypothèses.
« Le CSDF voudrait demander au Président Condé de bien vouloir assurer la protection des citoyens de N’Zérékoré, sans considération ethno-régionale ou confessionnelle. De retirer ou de faire retirer les donzos et les éléments des Forces de Défense de la ville et des villages environnants. de donner des instructions afin que les dépouilles des victimes mortelle nuitamment enfuies, le mercredi 25 mars 2020, dans la forêt du 1er mai, soient, après autopsie bien attendu, remise à leurs parents pour qu’ils soient inhumés dans la dignité, pas comme des prisonniers ou criminels, mais comme des citoyens libres de la République de Guinée», a laissé entendre Me Aimé Christophe Labilé Koné à travers cette déclaration.
Pour que lumière soit faite sur ces cas de morts, le CSDF demande aux autorités compétentes de mener une enquête sérieuse afin de rechercher les auteurs et commanditaires de ces exactions pour leur infliger des sanctions à la hauteur de leurs forfaiture.
Mais aussi de laisser les ONG de défense des Droits Humains mener leurs propres enquêtes pour crédibilité des sources.
« Pour le moment, le CSDF se réserve le droit de porter le cas devant les juridictions internationales au cas où la justice guinéenne reste passive ou partiale », ont-ils fait savoir les membres avant de rappeler aux uns et aux autres que les Kpèlès et les Koniankés, du temps colonial jusqu’en 1990, ont vécu dans une parfaite harmonie et convivialité. C’est pourquoi le CSDF enjoint les communautés à ne pas céder aux manipulations politiques et politiciennes qui les ont nuits et nuiraient toujours.
Sâa Robert Koundouno pour maguineeinfos.com
