Depuis un an maintenant après la démolition des demeures des anciens occupants de la décharge de Dars-es Salam, l’éternel débat sur le dédommagement refait encore surface. Les habitants de cette localité haussent le ton et ordonnent l’arrêt des travaux de construction de l’usine de recyclage jusqu’à l’obtention de leur dû.
La scène s’est produite dans la matinée de ce jeudi, 07 mai 2020 sur le site à Dars-es-Salam, en banlieue de Conakry. Le collectif des déguerpis de cette décharge à la forme d’une montagne a fait irruption sur le chantier de construction de l’usine de recyclage d’ordure, avec pour décision, demander l’arrêt immédiat des travaux pour attirer l’attention du gouvernement sur le calvaire sous le poids duquel ils fléchissent depuis une année .

« C’est juste pour attirer l’attention du gouvernement par rapport à ce qui se passe ici maintenant là. Depuis que le gouvernement a demandé aux gens de quitter en leur donnant 20 millions GNF comme frais de transport pour aller trouver un logement, en tout 4 milliards 20 millions pour 221 familles. Ils avaient commencé à donner au départ mais malheureusement le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire est en train de menacer les gens .ils mettent l’argent sur leurs comptes et refusent de donner aux pauvres que nous sommes » , a accusé, Bangoura Issiaga, porte parole du collectif.
Les victimes de ce déguerpissement continuent à pleurer et disent haut et fort à qui veut l’entendre, qu’elles n’ont toujours pas où aller. C’est pourquoi elles exigent une indemnisation faute de quoi les travaux sur place seront empêchés jusqu’à nouvel ordre.