L’ancien ministre de la Communication d’Alpha Condé se dit d’accord de l’audit de l’ensemble du système qui a géré le pays, même s’il était aux affaires. Mais il émet pour le moment des doutes sur la démarche actuelle de la CRIEF qui a mis en détention plusieurs de ses amis anciens ministres. Le hic est selon lui l’interpellation de ministres sans les autres cadres des départements concernés. Puisque selon lui, il serait mieux dans une affaire de détournement présumé, d’interpeller un comptable qui citerait si nécessaire son ministre.
En tout cas, le Président du FND avoue qu’aucun détournement n’est possible sans complicité. C’est pourquoi il soutient qu’un ministre ne peut à lui seul, procéder à une opération de détournement.
« J’ai des réserves par rapport à la manière dont les choses se passent à la CRIEF. Lorsqu’il y a un problème dans un département, on s’adresse au comptable pas au ministre. C’est lui qui va dénoncer maintenant le ministre. Quand on écoute les débats ici, c’est comme si tous les ministres avaient des conteneurs d’argent alors qu’un ministre est très loin de l’argent. Je ne dis pas qu’un ministre ne peut jamais voler, mais quand il vole, c’est qu’il a bénéficié de complicité. C’est toute une chaîne. Il ne peut pas voler tout seul. C’est pourquoi, j’ai des réserves par rapport à la CRIEF », souvient-il avant de se montrer favorable à l’audit et aux sanctions contre les coupables.
« On doit auditer le système pour voir ce qui n’a pas marché. Après cela, on audite les gestionnaires, puis on sanctionne. C’est en suivant cette procédure qu’on peut en finir avec les détournements de deniers publics », a-t-il indiqué.
