Initialement prévue pour ce samedi, 11 mars 2023, la commémoration de l’an 4 du déguerpissement de Kaporo rails, Kipé 2 et Dimess n’a pas eu lieu. Alors que les victimes de la casse de 2019 étaient massivement mobilisées pour la cause, elles ont été sommées de quitter les lieux par le Commissariat central de Kaporo rails. Le Commissariat trouve le prétexte qu’il n’a pas été informé. Ce qui semble une surprise pour le porte-parole de l’association.
Cette commémoration de l’an 4 des évènements relatifs à la casse des maisons à Kaporo rails, Kipé 2 et Dimess avait pour objectif d’interpeller les autorités, mais aussi les informer sur les nouvelles qui trament dans cette affaire qui est jusqu’ici pendante devant la justice. Mais contre toute attente, le Commissariat central de Kaporo rails s’est opposé et a demandé aux victimes de quitter les lieux selon Mamadou Samba Sow, porte-parole.
« Nous on parle de commémoration, nous sommes au regret de constater que malgré toutes les dispositions prises, le Commissariat central de Kaporo rails n’a pas accepté que la rencontre se tienne sous prétexte que le Commissaire n’a pas été informé. Nous on a informé la Mairie de Ratoma, ce n’est pas une demande d’autorisation. La Présidence est au courant, on a invité le Colonel Amara, le Ministre de l’Urbanisme et autres. Ils étaient venus pour la sécurisation, mais avant cela, on a informé le PA, leur coordinateur a donné son accord. Selon lui après avoir remonté l’information jusqu’au haut commandement qui dit que s’il n’y a pas de risques de débordement de troubles à l’ordre public, il n’y a aucun problème. Et vous êtes témoin que ce n’est pas la première fois que les gens se regroupent ici, mais on a jamais fait du mal à quelqu’un », a-t-il expliqué.
« Apres concertation, on a demandé aux victimes de rentrer chez elles. Il y a eu des négociations, ils nous ont supplié, l’adjoint a dit qu’il a reçu des ordres, qu’il ne pouvait pas autoriser. Donc il nous a supplié de quitter pour ne pas qu’il y ait des troubles. Vu que nous nous avons des vieilles personnes, on a même un handicapé parmi nous, on a jugé nécessaire malgré le contexte économique difficile, parce que les gens sont venus de Kindia, de Boffa, Boké, de les libérer parce qu’on ne veut entrer dans une confrontation avec les autorités », a-t-il poursuivi. 
Qu’à cela ne tienne, les victimes de déguerpissement de Kaporo rails, Kipé 2 et Dimess comptent reprendre la procédure avant le mois de Ramadan. Elles espèrent tout de même trouver un terrain d’entente avec les autorités pour manifester ce qui semble pour elles de droit.
« Nous allons reprendre la procédure. Pour nous, le simple fait d’informer le PA de la zone, suffisait. L’année dernière le commissariat n’était pas informé, mais il s’est pas opposé. Cette année peut-être, il y a eu un changement de chef, nous allons faire un courrier officiel dans l’espoir que nous allons inviter nos victimes, on va les laisser en paix. Parce que ceux qui ont détruit nos maisons, ils sont plus aux affaires. C’est Alpha condé et son groupe qui ont été renversés par le colonel Doumbouya », indique Mamadou Samba Sow au micro de Maguineeinfos.org.
Yam’s Cheick Camara









