Le bilan de la gouvernance du CNRD au compte de l’année 2023 notamment sur le plan politique, est mal apprécié par certains acteurs politiques. Parmi eux, le président de l’Union démocratique pour le renouveau et le progrès. Pour Dr. Edouard Zotomou Kpogomou que nous avons interrogé, <<rien n’a bougé>>.
Le président de l’UDRP dit que lui ainsi de nombreux Guinéens s’attendaient à une bonne perspective dans le cadre du retour à l’ordre constitutionnel au cours de l’année écoulée. Mais tel n’a pas le cas regrette-t-il. C’est pourquoi dit-il, en termes de bilan sur le plan politique, il n’y a rien à apprécier.
<< 2023, sur le plan politique réellement, rien n’a bougé. Même si on a fait semblant d’avoir adressé un certain nombre de problèmes, mais c’est qui est certain est que si nous définissons en tout cas, l’essentiel de la transition, disons l’ordre politique qui va nous ramener au retour à l’ordre constitutionnel, on comprendra que rien n’a bougé. En termes du bilan politique réellement, rien n’a bougé>>, a-t-il fait savoir avant de s’attaquer à la justice qui a été annoncée comme boussole de la transition en cours.
<< Sur le plan de la justice, moi je crois qu’il y a eu des apparences trompeuses. Ce que nous voyons, c’est que la justice qui était supposée d’être élément qui regulerait effectivement la vie sociale en essayant d’imprimer un cadre d’impartialité où on suit les procédures normales, n’a été qu’une déception. Parce que la CRIEF dont la création a été saluée pratiquement par l’ensemble de la population, semble avoir dévier de sa trajectoire. Parce que jusqu’à présent on ne peut pas comprendre que l’on emprisonne des citoyens qu’on accuse de quelque chose sans pour autant apporter la moindre preuve contre eux. Alors nous trouvons que ce n’était pas notre lecture de voir la justice comme la boussole effectivement de toutes les activités>>, déplore l’acteur politique.
En termes d’infrastructures selon Dr. Zotomou, <<il y a des travaux qui se font, d’accord. Mais nous, nous disons que ça va avec le lot. L’Etat ne s’arrête pas avec le coup d’Etat, l’Etat continue et si l’Etat continue, il faut bien que les affaires de l’Etat continuent à être adressées à certains points. Cela ne veut pas dire que c’est cela l’essentiel. Et mieux, tout ce que nous voyons qui est en train d’être fait, ce n’est pas à l’initiative de la junte au pouvoir>>, a-t-il laissé entendre.
Yam’s Cheick Camara
