Accueil À LA UNE Bah Oury sur le glissement à Manéah: « Nous héritons d’un lourd passif »

Bah Oury sur le glissement à Manéah: « Nous héritons d’un lourd passif »

Quelques heures après le glissement de terrain survenu à Manéah, qui a fait plus d’une dizaine de morts et dont plusieurs personnes sont toujours portées disparues, le Premier ministre, chef du gouvernement, a effectué une visite sur les lieux pour constater les faits.

Amadou Oury Bah a d’abord exprimé sa tristesse tout en estimant que le bilan aurait pu être plus lourd si des mesures n’avaient pas été prises.

« Les secours sont en train de faire les recherches pour voir, dans les maisons ensevelies, s’il y a des corps emprisonnés sous terre. C’est le temps de l’émotion pour le moment. On aura à faire d’autres commentaires par la suite, notamment en ce qui concerne les dispositions idoines à prendre pour prévenir. C’est une occasion de dire qu’on avait insisté pour que la décharge qui est juste derrière nous soit déguerpie. Sinon, aujourd’hui, on aurait pu assister à une catastrophe beaucoup plus spectaculaire. Plus d’une dizaine de victimes, c’est trop. Si rien n’avait été fait au niveau de la décharge de Zagope, on ne saurait pas combien de victimes on aurait eu », indique le premier ministre.

« Construire là où l’eau passe, là où il y a d’anciens lits de rivière, en dessous des flancs de montagne, est une question de responsabilité pour soi. Les pouvoirs publics prendront toutes les mesures pour déterminer les zones constructibles sur l’ensemble du pays. Une catastrophe, il faut la prévenir. Et pour prévenir, il faut qu’on sache là où on doit construire ou pas et prendre des dispositions. Nous héritons d’un lourd passif. Des années et des années de laxisme conduisent à des situations tragiques que nous sommes en train de vivre », regrette Amadou Oury Bah.

Ibrahima Camara

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