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« Le jour où j’écrirai, moi aussi, peut-être que beaucoup prendront la fuite », prévient B. Yacine Diallo

Fort de plusieurs années d’expérience au sein de l’administration publique guinéenne, Boubacar Yacine Diallo est à la tête de la Haute autorité de la Communication depuis plusieurs années. Parlant de ce qui l’a de plus marqué depuis qu’il est à la tête de l’institution, le journaliste se dit flatté de la volonté des journalistes d’assainir la profession.

Ainsi, il prévient ceux qui se mettent à sortit des écrits mettant la description du passé de certaines personnalités à nu.

« J’ai remarqué depuis quelques mois une volonté commune, chez les associations et les journalistes, d’assainir la profession. Cela m’a frappé. J’ai vu la fierté que les journalistes ont désormais de posséder la carte professionnelle de la HAC et j’en suis flatté. Le combat, c’est à vous de le mener, moi, je ne descendrai plus sur le terrain pour faire des reportages. Si j’ai du temps et la santé, je continuerai à écrire mes livres. J’en ai déjà publié une dizaine, rien que sur la politique guinéenne, parce que c’est ce que je sais faire et que j’ai vécu au cœur du pouvoir, soit comme journaliste, soit comme haut fonctionnaire », déclare le journaliste écrivain.

Cependant, Boubacar Yacine Diallo annonce vouloir se consacrer à l’écriture après la HAC. Il prévient que ses futures révélations sur les coulisses du pouvoir pourraient ébranler de nombreuses figures du pays.

« Le jour où j’écrirai, moi aussi, peut-être que beaucoup prendront la fuite, parce que j’ai vu tout le monde venir sous l’arbre chez le Général Lansana Conté. Je les ai vus venir au Gouvernement, je les ai vus repartir. Sous le Général Sékouba, je les ai vus venir, je les ai vus repartir. Aujourd’hui, je les vois venir et je les vois repartir. Je peux parler au présent de chacun de ceux qui ont exercé une parcelle de pouvoir ici, en tout cas au niveau ministériel. Mon tour d’écrire viendra, et quand je raconterai ce que j’ai vécu, beaucoup quitteront la Guinée », prévient le journaliste.

Ibrahima Camara

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