Juste quelques jours après l’instruction du Président de la République au Ministre de la Justice sur la tenue d’ici deux mois du procès des massacres du 28 septembre 2009, la Guinée bénéfice déjà de soutien de certains partenaires. Ce lundi, 18 juillet 2022, l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique a affiché la volonté de son pays d’appuyer le processus.
C’était à l’occasion d’une rencontre entre le Ministre guinéen des droits de l’Homme et le diplomate américain. Troy Damian Fitrell s’est également réjoui de l’annonce de la tenue de ce procès tant attendu.
« C’est un honneur de venir ici parce que c’est une opportunité d’exprimer la coopération entre la Guinée et les États-Unis d’Amérique, c’est un honneur aussi de connaître le nouveau ministre de la justice et ses idées pour l’avenir de la Guinée. Nous sommes très contents de voir le Décret et le plan pris par le Ministre pour faire ce processus parce qu’après plusieurs années, finalement nous pouvons enfin avoir justice pour cet événement. Nous sommes venus exprimer l’opportunité de donner l’appui pour la procédure et pour tous les systèmes de justice en Guinée », a-t-il expliqué.
De son côté, le Garde des sceaux a salué l’accompagnement des partenaires de la Guinée. Il a promis l’engagement de son département pour respecter le délai exigé par le chef de l’Etat pour l’ouverture de ce procès marathon.
« Il est d’abord de coutume à chaque fois qu’un ministre de la justice prenne fonctions que la courtoise entre les institutions et le département de la justice notamment les Ambassadeurs et autres viennent faire une prise de contact avec le nouveau promu pour pouvoir échanger sur des questions de coopération bilatérale et des questions basées sur la justice et de droit de l’homme. Le Colonel Mamadi Doumbouya a pris la responsabilité devant l’histoire, d’instruire le Ministère de la justice, garde des Sceaux et des Droits de l’Homme d’organiser sans délai d’ici le 28 septembre 2022, le procès des présumés crimes de masse, qui prennent le nom le procès du 28 septembre 2009. Depuis cette annonce, les choses vont très vite, la preuve en est que nous avons réactualisé de nos jours tous les textes arrêtés qui déterminent les organes de pilotage d’organisation de ce procès. Nous allons dès demain faire la visite des lieux pour pouvoir évaluer dans le cadre d’une mesure d’urgence quels sont les éléments qui restent à faire parce que la position du Gouvernement doit désormais s’inscrire dans le respect des Droits de l’Homme sur toute sa forme. Le Ministère de la justice a aujourd’hui la capacité manageriale de pouvoir mettre en œuvre les présents instruments de monsieur le Président de la transition », a rassuré Alphonse Charles Wright.









