Les compagnons de feu Ahmed Sékou Touré se sont retrouvés ce vendredi, 22 novembre 2019 au siège du PDG-RDA à Donka dans la commune de Dixinn pour commémorer cette date monumentale qui marque un pan douloureux de l’histoire guinéenne.

Ils étaient nombreux ce vendredi matin à témoigner sur les événements douloureux du 22 novembre 1970, date à laquelle, la Guinée a subi l’agression portugaise selon les autorités d’alors, avec la complicité de certains ennemis du peuple de Guinée. Cela fait 49 ans jour pour jour depuis plus de trois cents guinéens sont tombés sous les balles des agresseurs portugais. Malgré que le gouvernement laisse passer inaperçue cette date commémorative, les membres du PDG-RDA eux, gardent encore de malheureux souvenirs et se retrouvent pour les partager à la jeune génération. « Il y’a 49 ans, le monde entier apprenait avec stupeur et indignation une attaque armée contre le peuple souverain de la Guinée et sa révolution dirigée par le responsable suprême de la révolution, le camarade Ahmed Sékou Touré. Cette agression préparée et exécutée par les ennemis de notre pays, fit selon les estimations du gouvernement guinéen 350 morts dont les victimes étrangères (trois morts et huit blessés) et des centaines de blessés côté guinéen. » ont-ils rappelé dans un discours lu par le secrétaire général par intérim du parti, Oyé Béavogui.

Ils ajoutent par ailleurs pour dire que cette agression s’inscrivait dans le cadre du plan de reconquête des pays africains indépendants mais surtout de la république de Guinée et tous les pays révolutionnaires d’Afrique et d’ailleurs. Alors il est intéressant de savoir quels sont les principaux acteurs et quelles sont leurs motivations profondes pour orchestrer cette attaque armée alors que le peuple de Guinée ne s’y attendait guère ? « Elle (l’agression) a été préparée et exécutée par trois nations européennes qui sont: la France, l’Allemagne fédérale à l’époque et le Portugal. Chacune d’entre elles avait sa raison de sa participation. Pour le gouvernement français, la Guinée avait commis un crime à la France, celui d’avoir voté non le 28 septembre 1958 pour accéder à son indépendance. » Accuse le doyen Elhadj Momo Bangoura, un des compagnons du premier président guinéen, feu Ahmed Sékou Touré.

Souvent cette date commémorative qui marque l’anniversaire de l’attaque portugaise n’est pas célébrée par les autorités guinéennes. Un état de fait qui ne devrait point exister puisque cette date reste monumentale et enregistrée dans les annales du pays, soutiennent les compagnons de l’indépendance aux visages crispés face à l’actualité guinéenne qui reste fondue dans la question référendaire et du troisième mandat.

Mohamed Bah Pour maguineeinfos.com