L’opposition par la voix des leaders de l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a dévoilé ce samedi, 28 décembre 2019 les quatre conditions à remplir par la CENI et le gouvernement guinéen pour faciliter sa participation aux législatives prévues le 16 février 2020.

Mais quelles sont ces conditions et que veulent au juste les cadres de l’opposition guinéenne ?
Pour l’instant, ils ont des oreilles gravement bouchées pour ne rien entendre sur la tenue de ces élections qu’ils qualifient de mascarades en cours de préparation, émaillées des dérèglements acerbes vis à vis du processus d’enrôlement, la révision du fichier électoral et tant d’autres problèmes qui surgissent et qui risqueraient de donner naissance à un coup chaos pour le président guinéen Alpha Condé. Ce qui peut nous situer déjà en partie sur la portée et le contenu de ces quatre fameuses conditions.

Sans surprise, elles s’ouvrent sur la correction des bavures au niveau de l’enrôlement « à partir du 06 janvier, le théâtre va commencer. Il n’y a que quatre petites conditions, la plus simple à réaliser est l’installation des conseils de districts et quartiers comme la cour suprême l’a demandé. C’est très facile. La deuxième petite condition, c’est le recensement des citoyens guinéens qui n’ont pas été recensés ; la troisième condition, c’est le remplacement du président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), maître Salifou Kébé (et la quatrième est connue de tous puisqu’il s’agit de l’abandon du projet de troisième mandat », a énuméré Kalemodou Yansané, un des vices présidents du parti de Cellou Dalein Diallo.

Les leaders de l’UFDG se tapent la poitrine et jurent que les législatives ne peuvent être tenues sans l’UFDG et l’UFR, et pour assoir les arguments, le maire débouté de matoto donne quelques raisons « il faut être fou pour imaginer qu’on peut faire des élections en Guinée sans l’UFDG et l’UFR. L’UFDG seule a 120 maires ; 2000 élus et exactement 2200 dans le pays; près de 400 maires et maires adjoints; l’UFDG seule contrôle 75 quartiers sur 128 à Conakry; l’UFDG et l’UFR contrôlent 95 pour cent des suffrages de l’opposition guinéenne, donc on ne peut pas imaginer faire quelque chose en Guinée aujourd’hui en oubliant l’UFDG et l’UFR », a t-il conclu en exhibant les résultats des quartiers et districts du parti lors des communales passées, même si le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation et la CENI se rejettent la responsabilité de détenir ces résultats dont l’égarement pourrait compromettre l’installation des chefs de quartiers et districts malgré les injonctions de la cour suprême.

Mohamed Bah
Pour maguineeinfos.com